Cookies

Avec votre accord, nous mesurons la fréquentation du site et affichons certains contenus de services tiers. Les cookies nécessaires à son fonctionnement restent actifs. En savoir plus sur les cookies

Préférences
Veille
Contrats

Délégation de service public – Action tendant à ce qu’il soit mis fin à l’exécution du contrat – Recevabilité – Société ayant exploité le site par le passé et pouvant se porter candidate au renouvellement de la DSP

Recours d’un tiers tendant à la fin d’un contrat : le Conseil d’État applique, le 24 octobre 2023, la jurisprudence Transmanche à un ancien exploitant.

Recours d’un tiers tendant à la fin d’un contrat : le Conseil d’État applique, le 24 octobre 2023, la jurisprudence Transmanche à un ancien exploitant.

Par une décision datée du 24 octobre 2023, le Conseil d’État juge que ni la circonstance qu’une société ait précédemment exploité le site faisant l’objet d’une délégation de service public, ni celle selon laquelle cette société pourrait se porter candidate à une éventuelle réattribution de cette délégation, ne suffisent à justifier que cette société serait susceptible d’être lésée dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par la poursuite de l’exécution de cette convention, pour demander la fin de son exécution (sur le fondement de la jurisprudence CE, 30 juin 2017, Syndicat mixte de promotion de l’activité transmanche n° 398445) :

3. Les tiers ne peuvent utilement soulever, à l’appui de leurs conclusions tendant à ce qu’il soit mis fin à l’exécution du contrat, que des moyens tirés de ce que la personne publique contractante était tenue de mettre fin à son exécution du fait de dispositions législatives applicables aux contrats en cours, de ce que le contrat est entaché d’irrégularités qui sont de nature à faire obstacle à la poursuite de son exécution et que le juge devrait relever d’office ou encore de ce que la poursuite de l’exécution du contrat est manifestement contraire à l’intérêt général. (…). En outre, les moyens soulevés doivent, sauf lorsqu’ils le sont par le représentant de l’Etat dans le département ou par les membres de l’organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales compte tenu des intérêts dont ils ont la charge, être en rapport direct avec l’intérêt lésé dont le tiers requérant se prévaut.
4. Saisi par un tiers dans les conditions définies ci-dessus, de conclusions tendant à ce qu’il soit mis fin à l’exécution d’un contrat administratif, il appartient au juge du contrat d’apprécier si les moyens soulevés sont de nature à justifier qu’il y fasse droit et d’ordonner après avoir vérifié que sa décision ne portera pas une atteinte excessive à l’intérêt général, qu’il soit mis fin à l’exécution du contrat, le cas échéant avec un effet différé.
5. Pour écarter les fins de non-recevoir opposées par la commune des Baux-de-Provence et la société Culturespaces à la demande de première instance de la société Cathédrale d’Images, la cour administrative d’appel s’est fondée sur l’atteinte portée par l’exécution de la convention en litige aux intérêts de la société du fait de sa " qualité de candidate potentielle, ancienne exploitante du site, et non de simple tiers à la convention en litige ". En statuant ainsi, alors que ni la circonstance que la société ait exploité le site par le passé, ni la circonstance qu’elle pourrait se porter candidate à une éventuelle réattribution de la délégation au terme de celle actuellement en cours ne suffisent à justifier qu’elle serait susceptible d’être lésée dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par la poursuite de l’exécution de la convention, la cour administrative d’appel a inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis.

CE, 24 octobre 2023, Soc. Cathédrale d’Images, n° 470101, Tab. Leb.

À lire aussi

Dans la même veille.

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.
Planification
26/06/2026

Schémas de Cohérence Territoriale – Opération foncière ou d’aménagement (art. L. 142-1 et R. 142-1 c. urb.) – Rapport de compatibilité – Appréciation globale à l’échelle du SCoT

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.

Par
Fanny Clerc
Nicolas Jarroux
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.
Urbanisme
26/06/2026

Permis de construire de régularisation : son obtention en cas de contentieux et après achèvement

Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.
Urbanisme
24/04/2026

Permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale – Avis négatif de la CNAC rendu postérieurement à la délivrance du permis de construire – Compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel (oui)

Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.
Planification
03/04/2026

Sursis à statuer ZAN et consommation d’espaces naturels : les précisions du tribunal administratif de Rennes

Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.

Par
Fanny Clerc
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.
Urbanisme
03/04/2026

AEC/ AECi – Surfaces affectées aux aires de stationnement annexes d’un commerce – Comptabilisation des voies de desserte des places de stationnement et des cheminements piétons (oui)

Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.
Foncier
03/04/2026

Droit de préemption urbain : la date certaine de réalisation du projet d’aménagement

Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.

Par
Clara Bellegarde
Lire l’article
→
Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.
Urbanisme
03/04/2026

Destinations et sous-destinations – Guide ministériel – Modification – Professions libérales

Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.
Urbanisme
03/04/2026

Permis de construire – L. 600-5-1 – Evolution du PLU – Terrain inconstructible – Régularisation impossible ? (non)

Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.
Urbanisme
20/03/2026

Art. L. 300-6-2 CU – Projet d’intérêt national majeur – Usine de recyclage chimique des plastiques (Oui)

Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.
Foncier
20/03/2026

Délibération approuvant une cession sous conditions suspensives – Acte créateur de droit (oui) – Abrogation si les conditions, non remplies, sont insusceptibles de l’être dans le délai imparti ou un délai raisonnable (oui)

Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.

Par
Guillaume Castagnino
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.
Urbanisme
20/03/2026

Lotissement – Division effective – Promesse sous condition suspensive d’obtention d’un permis de construire (oui)

Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).
Planification
06/03/2026

Décret n° 2026-117 du 20 février 2026 – Art. R. 163-10 c.urb. – Approbation d’un PLU(i) – Abrogation automatique de la ou des cartes communale(s) préexistante(s) sur le territoire qu’il couvre (oui)

L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Contact

Un projet à défendre ?

Premier échange gratuit, en visio, de 15 à 30 minutes. Dites-nous où en est votre projet : nous vous disons si nous sommes les bons interlocuteurs.

La veille, une fois par mois
Un thème, une page, directement dans votre boîte.