Cookies

Avec votre accord, nous mesurons la fréquentation du site et affichons certains contenus de services tiers. Les cookies nécessaires à son fonctionnement restent actifs. En savoir plus sur les cookies

Préférences
Veille
Foncier

Régime de la copropriété – Travaux entrepris par une personne publique sur un bien relevant du régime de la copropriété – Dommages de travaux publics (non) – Compétence du juge judiciaire (oui)

Biens publics en copropriété : ni domaine public ni ouvrage public, d’où la compétence judiciaire, selon le Tribunal des conflits (7 octobre 2024).

Biens publics en copropriété : ni domaine public ni ouvrage public, d’où la compétence judiciaire, selon le Tribunal des conflits (7 octobre 2024).

Les règles essentielles du régime de la copropriété, telles qu’elles sont fixées par la loi du 10 juillet 1965, sont incompatibles avec le régime de la domanialité publique (CE, 11 février 1994, n° 109564, Rec. Leb). Par une décision rendue le 7 octobre 2024, le Tribunal des conflits confirme que, par suite, les biens des personnes publiques inclus dans une copropriété ne peuvent relever de leur domaine public ou constituer des ouvrages publics, et ajoute, de surcroît, que les dommages résultant de travaux entrepris par une personne publique sur les biens relevant du régime de la copropriété ne constituent pas des dommages de travaux publics.

9. Les règles essentielles du régime de la copropriété telles qu’elles sont fixées par la loi du 10 juillet 1965, et notamment la propriété indivise des parties communes, au nombre desquelles figurent, en particulier, outre le gros œuvre de l’immeuble, les voies d’accès, passages et corridors, la mitoyenneté présumée des cloisons et des murs séparant les parties privatives, l’interdiction faite aux copropriétaires de s’opposer à l’exécution, même à l’intérieur de leurs parties privatives, de certains travaux décidés par l’assemblée générale des copropriétaires se prononçant à la majorité, la garantie des créances du syndicat des copropriétaires à l’encontre d’un copropriétaire par une hypothèque légale sur son lot, sont incompatibles tant avec le régime de la domanialité publique qu’avec les caractères des ouvrages publics. Par suite, des biens appartenant à une personne publique dans un immeuble soumis au régime de la copropriété n’appartiennent pas au domaine public et ne peuvent être regardés comme constituant un ouvrage public, fussent-ils affectés au besoin du service public ou à l’usage du public. De même, les dommages qui trouveraient leur source dans l’aménagement ou l’entretien de ces locaux ne sont pas des dommages de travaux publics.

En l’espèce, la commune de Toulouse avait été autorisée à réaliser des travaux de réaménagement d’une dalle terrasse relevant des parties communes d’une copropriété. Des désordres ayant été constatés suite à ces travaux, les locataires des locaux compris dans la copropriété avaient assigné les entreprises de travaux, devant le juge judiciaire, lequel s’était déclaré incompétent au profit du juge administratif. Par suite du principe susénoncé, les demandes d’indemnisation des préjudices qui trouvaient leur source dans les désordres des travaux d’aménagement ou l’entretien de cette dalle entrepris par une personne publique, lesquels ne pouvaient constituer des dommages de travaux publics, relevaient, par conséquent, de la compétence du juge judiciaire.

Tribunal des conflits, 7 octobre 2024, Copropriétaires de la Résidence Saint-Georges Astorg, n°C4319, Rec. Leb.

À lire aussi

Dans la même veille.

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.
Planification
26/06/2026

Schémas de Cohérence Territoriale – Opération foncière ou d’aménagement (art. L. 142-1 et R. 142-1 c. urb.) – Rapport de compatibilité – Appréciation globale à l’échelle du SCoT

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.

Par
Fanny Clerc
Nicolas Jarroux
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.
Urbanisme
26/06/2026

Permis de construire de régularisation : son obtention en cas de contentieux et après achèvement

Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.
Urbanisme
24/04/2026

Permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale – Avis négatif de la CNAC rendu postérieurement à la délivrance du permis de construire – Compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel (oui)

Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.
Planification
03/04/2026

Sursis à statuer ZAN et consommation d’espaces naturels : les précisions du tribunal administratif de Rennes

Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.

Par
Fanny Clerc
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.
Urbanisme
03/04/2026

AEC/ AECi – Surfaces affectées aux aires de stationnement annexes d’un commerce – Comptabilisation des voies de desserte des places de stationnement et des cheminements piétons (oui)

Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.
Foncier
03/04/2026

Droit de préemption urbain : la date certaine de réalisation du projet d’aménagement

Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.

Par
Clara Bellegarde
Lire l’article
→
Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.
Urbanisme
03/04/2026

Destinations et sous-destinations – Guide ministériel – Modification – Professions libérales

Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.
Urbanisme
03/04/2026

Permis de construire – L. 600-5-1 – Evolution du PLU – Terrain inconstructible – Régularisation impossible ? (non)

Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.
Urbanisme
20/03/2026

Art. L. 300-6-2 CU – Projet d’intérêt national majeur – Usine de recyclage chimique des plastiques (Oui)

Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.
Foncier
20/03/2026

Délibération approuvant une cession sous conditions suspensives – Acte créateur de droit (oui) – Abrogation si les conditions, non remplies, sont insusceptibles de l’être dans le délai imparti ou un délai raisonnable (oui)

Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.

Par
Guillaume Castagnino
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.
Urbanisme
20/03/2026

Lotissement – Division effective – Promesse sous condition suspensive d’obtention d’un permis de construire (oui)

Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).
Planification
06/03/2026

Décret n° 2026-117 du 20 février 2026 – Art. R. 163-10 c.urb. – Approbation d’un PLU(i) – Abrogation automatique de la ou des cartes communale(s) préexistante(s) sur le territoire qu’il couvre (oui)

L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Contact

Un projet à défendre ?

Premier échange gratuit, en visio, de 15 à 30 minutes. Dites-nous où en est votre projet : nous vous disons si nous sommes les bons interlocuteurs.

La veille, une fois par mois
Un thème, une page, directement dans votre boîte.